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FEU Dans une maison vétuste,de campagne Vivait une famille bien nombreuse Buvant du gros rouge, pas de champagne Une famille pauvre, un peu « margineuse ». A une table est assise, une très petite fille Toute droite toute mince, et combien jolie Ses grand yeux fixait, une bougie allumée La lumière électrique, n'étant pas installée La flamme vacillante, éclairait son visage Tel un tableau qui n'avait pas d'age. Dans la grande cheminée un feu de bois flambait Les folles flammes, rouges et oranges Se dressaient toute droites, puis retombaient Dans une danse infernale, plus qu'étrange. Une jeune fille envia cette flamme Alors qu'une autre, s'éteignait en son âme Son amant l'ayant quitté pour une autre Sur laquelle il se penche, et se vautre Après avoir été tout feu tout flamme pour elle Voilà qu'une rivale, le veut et l'appelle. L’amour est enfant de Bohême Malgré tout, encore elle l’aime Comme le disait, feu la Tante berrichonne L’amour est un grisou, qui ronge les entrailles Parfois il réchauffe, un cœur qui frissonne Craignant que l’amour, soit feu de paille. Alors les langues, de toutes les flammèches Attaquent le bois, le mordent et le lèchent Devant ces langues, rouges, jaunes et vertes Elle reste bras ballants, la bouche ouverte. Une vielle dame, presque centenaire Tel une fée carabosse débonnaire Est installée dans un fauteuil face à l’âtre Un sourire édenté, sur ses lèvres bleuâtres Semble évoquer, sa jeunesse et l’amour Qu’elle a perdu peu à peu, pour toujours De sa main osseuse, elle brandit le tison Des étincelles jaillirent, alors en fusion Libérant du foyer, la grande souveraine Et la flamme se dressa, tel une reine Petit à petit, d’heures en heures Le feu perdit, gloire et ardeur Plus de flammes, de lueur, de brasier Seul un paillasson, reste embrasé Le brandon et la dame, tous deux assoupis La chaleur scintillante, que projette le tapis Reste encore, bien longtemps attisé Et tout comme la souvenance d’un dernier baiser.M.D de Croy

Peintures sur papier,sur toile, à l'huile,réalisées en 2004 pour une exposition au chateau de Lantilly à Corbigny.Inspirées du peintre Georges de la Tour, étude de la lumière. Cinq toiles illustrent le poème de M.D de Croy,"le feu".

Un tableau qui n'avait pas d' âge
500 €
Tout feu tout flamme
500 €
L'amour est enfant de bohème
500 €
La grande souveraine
500 €
Le dernier baiser
500 €
Autour du feu
900 €
Rêverie
250 €
Le passage de la lumière
250 €
Une idée lumineuse
350 €
Ensemble
350 €
Profil irradier
150 €
Autre temps
200 €
Dans la grotte
150 €

Anne penciolelli

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