La peinture n’a pas changé le monde – ça se saurait – et cependant beaucoup de gens continuent à
la pratiquer quotidiennement : se demander « pourquoi ? », c’est déjà entrouvrir la porte. En ce
sens, la pratique d’Anne Penciolelli, nourrie de quelques belles années d’expérimentation, parvient
à rendre crédible cette activité.
Le recours à la largesse du geste, à la superposition, au frottage, au grattage, toutes techniques qu’on
imagine épuisées d’avoir trop servi d’inutiles propos, prend ici valeur sémantique, et l’exercice de
style, pour accompli qu’il soit, n’est jamais pure vanité de peintre. Assez violent, suffisamment
passionné, très peu didactique, il est véhicule d’un discours silencieux qui nous renvoie à notre
propre catalogue d’images.
D’une conversation avec l’artiste surgit immanquablement l’idée d’un perpétuel apprentissage.
Saine modestie qui va de pair avec l’activisme dont elle fait montre en toute circonstance, prête à se
plier à la contrainte obligée d’une expo « à thème », déterminée à gagner à ce jeu de petits
arrangements entre un ego et un spectateur qu’est la peinture.Jim Roudier pour Talon Haut magazine n°3
| Allons voir |
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| Ne vous trompez pas |
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| Faux cils |
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| Dans tes yeux |
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| Au plus haut |
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| Avant de faire l'amour |
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| du bout des doigts |
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| Sensible |
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| Les nouveaux interdits |
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| Dis-moi |
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